Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes

La région Rhône-Alpes n’est pas particulièrement une grosse zone de production de viande.
En effet, la production porcine bio y est très discrète (10ème production française), la production de volailles, répartie sur le territoire, se situe à la 5ème place et la production bovine située sur les contreforts du massif central se place au 6ème niveau en nombre de troupeaux. Seule l’activité ovine bio, qui se trouve sur le sud de la région, est bien représentée (2ème région française).

Si la viande n’est pas un produit phare en bio, les consommateurs de produits bio déclarent qu’ils achèteraient davantage de viande bio si les produits étaient plus facilement disponibles, si l’offre était plus diversifiée et mieux valorisée. Le marché de la viande bio a progressé de + 7 % de 2012 à 2013, développement porté par la viande bovine, les volailles et la charcuterie, ce qui dépasse la progression de + 5 % de 2011 à 2012. En 2014, la distribution de viande bio a progressé dans tous les circuits.

La consommation de viande Bio

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33 % des consommateurs bio achètent de la viande bio selon le baromètre de l’Agence bio paru en février 2015. Ce sont les consommateurs de produits bio les plus anciens qui consomment le plus de viande bio, la viande n’étant pas le premier produit ciblé pour ceux qui sont venus au bio depuis moins de 1 an.

Le steak haché est le produit de viande bovine le plus consommé avec des progressions de l’ordre de +18% de ventes en grandes surfaces. Tous les consommateurs de produits bio déclarent qu’ils achèteraient davantage de viande bio si les produits étaient plus facilement disponibles, si l’offre était plus diversifiée et mieux valorisée.

En 2013, d’après l’Agence bio, les ventes de viande bio s’élevaient à 499 M d’euros, soit 11 % du marché des produits bio. Les viandes bio restent aujourd’hui majoritairement achetées en grandes surfaces (58 %) et en moindre mesure en achat direct à la ferme (14 %) ou chez des artisans bouchers (10 %). Si la distribution spécialisée bio reste minoritaire sur la vente de viande (18 %), c’est ce secteur qui connait le plus fort développement (+16 %
en 2012). Ces circuits sont complémentaires et permettent de toucher largement les consommateurs.

Le marché de la viande bio a progressé de + 7 % de 2012 à 2013, développement porté par la viande bovine, les volailles et la charcuterie, ce qui dépasse la progression de + 5 % de 2011 à 2012. En 2014, la distribution de viande bio a progressé dans tous les circuits.

Des filières généralement peu structurées mais dynamiques

On note une grande différence de dynamisme et de structuration des filières entre ovine, bovine et porcine de la situation de la filière avicole bio en Rhône-Alpes. Notamment, des activités d'abattage et de découpe en difficulté. Une problématique non spécifique au bio : en effet, il est difficile de maintenir les activités d'abattage et découpe sur les territoires car ces métiers rencontrent de grandes difficultés en termes de création de valeurs ajoutée et de marges.
On ne compte aucun abattoir 100% bio en Rhône-Alpes mais une vingtaine d’abattoirs sont certifiés bio et certains également de la découpe. Le peu de présence et de valorisation en aval des abattoirs justifient les problématiques rencontrées. En effet, une bonne part de leur travail consiste en du travail à façon pour les producteurs, qui veulent valoriser leur production en circuits courts.

Des problématiques d'approvisionnement pour les salaisonniers et les bouchers. Si la croissance de la demande ne crée pas pour autant de véritable tension sur les filières, la faible représentation de certains types d’élevages sur le territoire poussent ces métiers à s’approvisionner ailleurs. Pour les 9 bouchers bio de Rhône-Alpes, l'approvisionnement se fait principalement en Auvergne. Les boucheries traditionnelles sont encore peu présentes en Bio mais des projets émergent. Les salaisonniers bio ne peuvent pas s’approvisionner en région. Le seul porc local bio transformé en région est commercialisé par des producteurs-transformateurs, qui transforment dans des ateliers collectifs ou font faire à façon.

La filière volaille, quant à elle, est très structurée voire intégrée. 5 abattoirs de tailles différentes sont dénombrés. De plus, 5 grossistes ou coopératives assurent la commercialisation des volailles entières et/ou découpées. ¾ des poulets de chair bio sont produits en filières longues intégrées, principalement à destination de la GMS par 1/3 des exploitants. Le quart restant est commercialisé en circuits courts par 2/3 des exploitants. Les autres volailles bio (pintade, dindes etc.) sont principalement commercialisées en circuits courts.