Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes

24 janvier 2019

Focus sur la filière volaille de chair bio

S'approvisionner , viandes

Depuis les années 2000, la France est le premier producteur de poulets bio de l’Union Européenne, avec 9,7 millions de têtes (+15% en 2016) produites sur 803 exploitations. La région Auvergne-Rhône est la troisième plus grosse région productrice de France, derrière les Pays de Loire et la Nouvelle-Aquitaine (chiffres Agence Bio 2016). Ce sont donc près de 1 640 000 animaux que compte la région, représentant ainsi 4% du cheptel bio national et 15% de la production bio française.

 

La volaille de chair bio, un marché dynamique 

Le marché français des poulets bio est en croissance de près de 16,6% en 2017, par rapport à 2016. Sur 9,7 millions de volailles mises en place en 2017, 90% d'entre elles sont élevées et commercialisées sur des filières organisées. Le marché est centré sur l'espèce poulet de chair qui représente 95% du cheptel. 

La taille du cheptel a presque doublé en 10 ans (voir graphique). Ce développement est conduit par une structuration forte de la filière autour de signes officiels de qualité et d’origine, qui incluent notamment le bio. 

En 2017, la consommation de poulet bio est en hausse sur un an pour atteindre 10,5% du poulet PAC, contre 4% de la découpe. Loin toutefois derrière les places qu’occupent le Label Rouge ou le poulet standard. 

 

evolution de la filière volaille de chair bio

 

La consommation nationale poursuit son expansion. La part de la GMS parmi les circuits de distribution est majoritaire avec 51% des ventes réalisées par leur intermédiaire. Cela représente un chiffre d’affaire avoisinant les 210 millions d’euros en 2017 (uniquement en grande distribution). 

 


Le défi d’une alimentation 100% bio 

Le cahier des charges de l’Agriculture Biologique impose qu’au moins 20% de la ration annuelle soit constituée d’aliments produits sur l’exploitation, ou en coopération avec d’autres fermes bio de la même région. La question de la disponibilité des matières premières protéiques prend alors tout son sens et constitue le facteur limitant.

En effet, la réglementation européenne exige le passage à une alimentation 100% biologique en élevage monogastrique au 1er janvier 2021. Plusieurs programmes de recherche ont été menés (Avialim, ProtéAB, …) et d’autres sont en cours, pour apporter des réponses concrètes à ce défi. Mais de lourdes conséquences sont attendues sur le coût de production de volaille de chair bio car le coût de l’aliment devrait augmenter. 

 


Quelles opportunités de développement pour la conversion de nouveaux élevages ? 

En Auvergne-Rhône-Alpes, il existe 55 transformateurs de viande de volaille bio incluant tous les ateliers. Les départements du Rhône et de la Drôme sont ceux qui en comptent le plus. L’Ain et le Cantal sont les deux départements où l’on en compte le moins. 

67 exploitations certifiées volailles de chair bio sont installées en Auvergne contre 76 en Rhône- Alpes (chiffres 2017, Agence Bio). 

 

Auteur : Thibault PÉCLET, Coop de France ARA.
Sources : Agence Bio, et Initiative Bio en Bretagne.


Partager cette page