Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes

15 décembre 2018

Quel état des lieux pour le marché bio en 2019 ?

Innovation , Se lancer , Commercialiser

A mi-année 2018, le marché bio pèsait 4% du marché total PGC-FLS avec une croissance toujours supérieure à 20% tous marchés confondus. Sur un marché général relativement stable +0,9%, le bio a contribué à 44% de cette croissance et continue d’attirer les entreprises de tous horizons en agroalimentaire comme en cosmétique : état des lieux. 

A mi-année 2018, le marché bio pèse 4% du marché total PGC-FLS avec une croissance toujours supérieure à 20% tous marchés confondus. 

Sur un marché général relativement stable +0,9%, le bio a contribué à 44% de cette croissance et continue d’attirer les entreprises de tous horizons en agroalimentaire comme en cosmétique : état des lieux. 

 

Évolutions du marché bio sur l'agroalimentaire

Le rayon de l’épicerie sèche bio signe la plus belle dynamique, avec + 22 % salé et + 17% sucré. Cette croissance se voit tout particulièrement sur les produits apéritifs, les aliments infantiles et les huiles (12% de parts de marché en bio). 

L’épicerie bio pèse 42% du chiffre d’affaires du bio, soit 1,5 milliard sur 3,4 milliards d’euros, avec une croissance supérieure à 20%. 

 

Marché bio 2019 : les grandes marques arrivent en masse 

Les nouveaux entrants continuent de nourrir la catégorie et des nouvelles marques très connues se lancent dans le bio. Dans les boissons chaudes, après Carte noire, Café royal et Eléphant en 2017, le thé Lipton déploie six références avec une ambition affichée de challenger les historiques du bio, à savoir Léa Nature et Bjorg Bonneterre et Cie. 

Les précédents lancements ont connu des forts succès comme le chocolat Côte d’Or bio (2M de CA sur les 6 premiers mois de lancement), Céréales Jordan’s 788kE de CA), Jus d’Orange Joker Bio (928 KE de CA). 

Uncle Ben’s et Ebly innovent avec des produits très typés bio avec notamment un mélange couscous, quinoa et graines de lin. 

Mais ce ne sont pas les seuls, Barilla a étoffé cette année son offre, Harrys bio lance un pain de mie et Nestlé décline deux de ses meilleurs produits « Chocapic et Nesquik » en bio… 

La bio devient une tendance lourde avec des produits plus élaborés et de gros investissements. En 2017-2018, 40 millions d’euros ont été investis chez Léa Nature, 60 millions supplémentaires pour 2019-2020. 

Mars Food France investit 1,8 million d’euros sur sa nouvelle ligne de production Ebly à Marboué (28), Barilla débourse 2 millions d’euros sur le site Harrys d’Onnaing (59) pour devenir le premier et le seul site de production Harrys en bio. 

 

Évolutions du marché bio sur la cosmétique

D’après Iri, l'hygiène-beauté certifiée bio a vu ses ventes augmenter de 37,5% sur les huit premiers mois de 2018 alors que le chiffre d'affaires des cosmétiques non biologiques est en recul de 2,2% : un fait marquant et historique pour le secteur de la cosmétique bio. 

Cette croissance est principalement dûe à l'augmentation des ventes et au développement de gammes de marques spécialisées comme des MDD de plus en plus nombreuses. Le schéma de l’alimentaire bio se reproduit dans la cosmétique. Léa Nature reste leader du secteur. 

Côté marques du conventionnel : Eugène Perma (Kéranove Petrole Hahn) lance une gamme bio, Ushuaïa voit une croissance de ses gammes bio et L’Oréal lance sa marque « La Provençale Bio ». 

La cosmétique bio est dans la lancée de l’agroalimentaire avec des impulsions beaucoup plus rapides. Les marchés bio sont en pleine mutation et crise de croissance. De leur côté, Leclerc, Carrefour et les Mousquetaires développent leur propre réseau bio et leurs filières d’approvisionnements. La bio rentre dans une nouvelle ère. 


Sources : LSA, Agence Bio, IRI, Nielsen
En partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Adrien Petit Adrien Petit

Directeur


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