Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes

4 janvier 2021

Le vrac : une solution durable complémentaire aux produits bio

Innovation

Le vrac est l’une des tendances fortes de ces dernières années pour les produits bio. Les 7 et 8 septembre, le Réseau Vrac, association d’entreprises, organisait son Salon du Vrac. L’occasion de découvrir les chiffres de ce marché et identifier les solutions de vrac des secteurs alimentaires et cosmétiques, à la fois du côté des marques, mais également des équipementiers.

Les chiffres du vrac 

D’après l’étude « Le vrac un marché en plein boom » de Nielsen / Réseau Vrac 2020, réalisée auprès de 9 400 foyers, 4 foyers sur 10 se déclarent acheteurs de vrac en 2019, dont :

  • 26% déclarent acheter du vrac chaque mois.
  • 54% déclarent acheter du vrac plus de 4 fois par an.

Le marché du vrac a vécu une croissance de 41% entre 2018 et 2019 mais sa taille devrait être multipliée par 3 d’ici 2022. En 2019, 1200 M€ de CA HT était réalisé par les épiceries vrac ainsi que les rayons vrac des magasins bio et non bio (hors marchés). 

Le profil des consommateurs de vrac 

4 foyers sur 10 se déclarent acheteurs de produits en vrac, soit 3% de plus qu’en 2018. Le vrac est sur-représenté dans les mono-foyers de cadres urbains de moins de 35 ans.

Vous trouverez sur l’image ci-dessous, issue de l’étude du Réseau Vrac et de Nielsen, les typologies de consommation des foyers achetant du vrac.

La distribution du vrac 

Les circuits de distribution privilégiés en épicerie salée et sucrée par les acheteurs de vrac (% foyers d’acheteurs de vrac) sont :

  • HMSM : 58% - 1 client sur 3
  • Magasins bio : 44% - 7 clients sur 10
  • Marchés : 20%
  • Spécialistes vrac : 18%
  • SDMP : 14%
  • Proxi : 13%
  • Internet : 7%

On note d'ailleurs une hausse importante du nombre de magasins spécialisés 100% vrac (fixe, itinérant ou internet) : ils étaient 2 en 2013, 240 en 2018 et 385 en 2019 (+60%) !

Les attentes principales des consommateurs sont : la garantie de l’hygiène, de la qualité du produit et la praticité pour transporter le produit. Ainsi, il est recommandé de nettoyer les silos à chaque changement de lot.

Les attentes des consommateurs de vrac

61% des foyers français souhaitent plus de produits en vrac dans leurs magasins (83% pour les acheteurs de vrac) :

  • Epicerie : 53%
  • Entretien : 37%
  • Hygiène / Beauté : 29%
  • Aliments animaux : 20%

A l’heure actuellement, les freins à l’achat en vrac sont :

  1. Le prix
  2. L’hygiène
  3. La praticité
  4. Le manque d’informations

En effet, seules quelques informations selon les catégories sont obligatoires. Pas de quoi rassurer les consommateurs sur le produit qu’ils vont acheter. On pressent le développement de QR Code ou de système pour permettre d’augmenter le niveau d’information sur les silos.

Les mentions sur l’épicerie :

  • Liste des ingrédients : pas obligatoire
  • L’origine : obligatoire pour les produits bio mais pas pour les produits secs et liquides conventionnels
  • DDM / DLC : pas obligatoire

Ce que le consommateur priorise : Origine > DLC > ingrédients > bio ou non bio

Les mentions sur la cosmétique :

  • Liste des ingrédients : obligatoire sur l’étiquette à coller avant remplissage sur les contenants réutilisables
  • L’origine : pas obligatoire 

Ce que le consommateur priorise : Ingrédients > Origine > écolo ou non

Les équipementiers du vrac 

Concernant les équipementiers, des acteurs se démarquent avec leurs solutions : Qualivrac, CoZie, Baginnov, Jean Bouteille et Vrac’innov.

Enfin, nous avons été ravies de retrouver nos adhérents de la cosmétique, détergence, accessoires sur le salon : Karethic, Lamazuna, ZAO Make-up / DYP, Bulle verte, Les Tendances d’Emma et Apifilm auprès de nos adhérents de l’alimentaire : Happy Plantes, Autour du riz, Belledonne, Go Nuts, Chiche, Croc, Gustoneo et Croquelicot.

 

Témoignage d’Olivier Bidaut, dirigeant de l'entreprise Croc, qui propose des produits apéritifs et sucrés bio en vrac

 80% des ventes sont réalisées en vrac et nous réfléchissons à passer à 100%. Le secteur est très dynamique, les nouveaux magasins Biocoop disposent de plus de 300 silos et les nombreuses ouvertures d'épiceries vrac boostent le secteur.

Le vrac permet d'augmenter les volumes, cela fait moins de plastique et de perte de temps en conditionnement, on va à l'essentiel. La clientèle est en demande mais le frein est du côté de l'équipement. Aujourd'hui, nous avons 20 ans de retard sur l'équipement. 

Lorsque je vivais aux Canada, nous avions déjà des moulins en magasins pour les oléagineux. Je commence à équiper les magasins avec des moulins 100% made in Europe pour faire sa pâte de noix (amande, arachide, pâte à tartiner, noisette ...) moulue "minute" en vrac directement à l'épicerie. J'ai vu également une machine pour proposer des épices par gravité. Il faudra accompagner les petits magasins bio et aider les anciens à se ré-équiper pour développer une belle offre en vrac pour rester debout en 2021. 

 


Prochain webinar

Suite au report de l’édition 2020 des B.I.O.N’Days, retrouvez l'analyse de Sauveur Fernandez (Éconovateur) lors d'un webinar, le 14 janvier à 11h, afin de comprendre les enjeux à venir sur les circuits de distribution bio et identifier les potentiels débouchés intéressants pour vous, dont celui du vrac. 

En savoir plus

Lauriane Lubert Lauriane Lubert

Chargée de mission innovation


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