Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes

16 septembre 2020

Rencontre avec Stéphanie PASCAL, gérante d'Alice au Pays

Se lancer , Restauration

Comment est né le projet Alice au Pays ?

Le projet est parti d’un constat vécu en entreprise : le temps de la pause déjeuner est l’occasion de faire ses courses, du sport, de travailler en réunion avec d’autres, etc…  Nous avons souhaité apporter une solution de restauration biologique, avec un minimum d’emballage pour tous les salariés. L’idée est de toucher un maximum de personnes sur leur pause déjeuner ; où qu’ils soient pendant leur pauses déjeuner.

C’est d’ailleurs pour ça qu’on retrouve aujourd’hui nos produits dans des magasins bio pour les salariés qui font leurs courses, mais aussi dans les centres culturels et ou les salles de sports.

Nous avons une activité de traiteur et nous préparons des produits snacking bio pour la pause déjeuner des travailleurs. Notre atelier de transformation est situé dans les Côteaux du lyonnais, et nous livrons ensuite dans l’agglomération lyonnaise. 

L’objectif d'Alice au Pays est d’amener plus de personnes à se tourner vers le bio : « c’est frais, c’est bon… et c’est bio, alors finalement, le bio me concerne ! »

Comment organisez-vous votre approvisionnement ?

Nous avons la volonté de nous approvisionner en direct avec les producteurs pour créer un véritable lien avec eux. Cela s’est fait progressivement. Aujourd’hui nous travaillons avec quatorze producteurs fortement impliqués (viande, fruits & légumes, œufs, farine, charcuterie, jus de fruits, fromages, yaourts, etc.…) ; ce sont de vrais partenaires. On essaye d’entretenir un lien fort en organisant des rencontres et des visites d’exploitation. Les agriculteurs sont presque nos collègues de travail ! Cela nécessite du temps car chaque agriculteur à son fonctionnement. Mais ce temps-là est important pour avoir une qualité de produits et une souplesse dans le travail. En plus, cela rend le travail plus agréable, avec de vraies relations humaines. 

Une de nos spécificités est de créer et d’adapter nos recettes en fonction des approvisionnements que les producteurs sont capables de nous livrer. On adapte donc nos recettes en fonction de ce que les producteurs récoltent.

Nous mettons en avant nos producteurs sur notre emballage afin d’émerger dans l’offre du snacking en magasin bio. Un sticker avec le nom de notre partenaire ou son visage permet de le valoriser. En interne, on parle toujours du « chou d’Antoine », alors on voulait que le consommateur le sache !

Quand nous ne pouvons pas avoir de l’origine locale ou Française, nous restons vigilants à ce que le produit soit équitable et éco-responsable (par exemple : café, sucre et le chocolat). 

Quelles démarches éco-responsables avez-vous ? 

Outre le fait que l’ensemble de notre activité est certifiée bio, nous trions bien évidemment nos déchets et nous valorisons nos déchets organiques en compost. Nous avons uniquement des emballages recyclés, recyclables ou biodégradables. D’un point de vue social, nous travaillons avec l’ESAT LOUIS JAFFRIN de Mornant pour l’étiquetage des emballages. Enfin, nos livraisons se font en véhicules électriques ou en vélo par des coursiers dans le centre-ville de Lyon. 

Au-delà de ces façons de travailler, ce qui reste le plus important pour nos consommateurs, c’est la fraîcheur et le goût ! C’est pour cela, qu’ils achètent nos produits, avant tout. 

Bastien Boissonnier Bastien Boissonnier

Chargé de mission filières et restauration commerciale


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