Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes

Sécuriser ses approvisionnements en bio

Pour être en mesure de s'approvisionner localement de façon durable, et pour renforcer la résilience de son entreprise, il est important qu'une entreprise sécurise ses approvisionnements : en quantité pour proposer en continu leurs références et en qualité pour répondre aux exigences des consommateurs.

Transformateur, grossiste, magasin ou restaurant, chacun doit trouver ses solutions avec des problématiques différentes.

Conseil n°1 : Contractualiser 

Il est important d'inscrire dans la durée ses relations avec ses fournisseurs pour sécuriser ses approvisionnements bio, cela peut même allez jusqu’au co-développement de produits.

La contractualisation permet ainsi de se mettre d’accord sur des niveaux de prix et des volumes, et donne ainsi de la visibilité aux producteurs pour la mise en culture. 

Depuis 2022, la loi EgAlim 2 rend obligatoire la contractualisation des produits livrés par les exploitants agricoles à leurs premiers acheteurs pour une durée minimale de trois ans, et interdit de négocier à tous les maillons de la filière le prix des matières premières agricoles dans toutes les étapes d’aval jusqu’aux consommateurs. L'objectif est d'éviter la compression des prix payés aux agriculteurs.

La démarche la plus poussée est certainement celle du commerce équitable, à travers par exemple le label Biopartenaire : contrat de 3 ans avec des prix basés sur des calculs de prix de revient et des volumes prévisionnels. Ces contrats permettent notamment de travailler en direct avec des groupements  producteurs dans de bonnes conditions en leur donnant de la visibilité. Ce type de contrat nécessite un très bon dialogue entre les deux partis, une relation de confiance qui se construit sur la durée.

La contractualisation impose pour l’entreprise un suivi de ses achats : anticipation des besoins, planification et suivi précis des commandes.

Dans les faits, c'est souvent les groupements de producteurs qui ont peur de s'engager sur un contrat avec le risque de ne pas l'honorer. Dans les faits, les entreprises bio, ne mettent pas de pénalités lorsque qu'il manque de la matière première alors qu'elles ont elles-mêmes des pénalités des distributeurs...

Conseil n°2 : Diversifier les types d’approvisionnements

Pour répondre à la demande des consommateurs,  les distributeurs souhaitent proposer davantage de produits locaux, issus de transformateurs locaux ou de producteurs. Cette régionalisation des achats suppose de diversifier ses fournisseurs et de mettre en place des relations de long terme avec des agriculteurs et des éleveurs, et ainsi de planifier les besoins.

Conseil n°3 : Dialoguer avec sa clientèle

Pour les distributeurs, le contact avec la clientèle doit être permanent.  Les consommateurs sont de plus en plus en recherche de produits locaux, il donc importants pour les distributeurs bio de valoriser l'origine des produits et de mettre en avant l'offre bio locale.  Il est également important de rappeler les bénéfices santé et environnementaux du cahier des charges AB.

En s'approvisionnement localement, il peut y avoir un certain nombre d'aléas. Un magasin doit être en mesure d'expliquer à ses clients des ruptures sur des produits du fait des conditions climatiques, même sur des tomates en plein été. D’expérience, cela ne fait pas diminuer la fréquentation du magasin ni le chiffre d’affaires. 


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Bastien BOISSONNIER

Chargée de mission filières bio
bboissonnier@cluster-bio.com 

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