Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes

Les 4 conseils du Cluster Bio pour sécuriser ses approvisionnements en bio

La forte dynamique de consommation des produits Bio pose aux entreprises la question de la sécurisation de leurs approvisionnements : en quantité pour proposer en continu leurs références et en qualité pour répondre aux exigences des consommateurs. Transformateur, grossiste, magasin ou restaurant, chacun doit trouver ses solutions avec des problématiques différentes.

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Contractualiser 

Il est important d'inscrire dans la durée ses relations avec ses fournisseurs pour sécuriser ses approvisionnements bio, cela peut même allez jusqu’au co-développement de produits.

Pour des matières premières avec peu de tensions, par exemple pour des farines de blé, les contractualisations annuelles permettent de se mettre d’accord sur des niveaux de prix sans nécessairement réserver des volumes.

La démarche la plus poussée est certainement celle du commerce équitable, à travers par exemple le label BioPartenaire : contrat de 3 ans avec des prix basés sur des calculs de prix de revient et des volumes prévisionnels. Ces contrats permettent notamment de travailler en direct avec des groupements  producteurs dans de bonnes conditions en leur donnant de la visibilité.

Attention ce type de contrat nécessite un très bon dialogue entre les deux partis, une relation de confiance qui se construit sur la durée.

La contractualisation impose pour l’entreprise un suivi de ses achats : anticipation des besoins (mais certains produits comme le petit épeautre voient leurs chiffres fortement bouger au moindre reportage télévisé et dans le cas de la restauration collective, la contrainte des appels d’offre peuvent faire évoluer les volumes de ventes du jour au lendemain), planification et suivi précis des commandes.

Dans les faits, c'est souvent les groupements de producteurs qui ont peur de s'engager sur un contrat avec le risque de ne pas l'honorer. Dans les faits, les entreprises bio, ne mettent pas de pénalités lorsque qu'il manque de la matière première alors qu'elles ont elles-mêmes des pénalités des distributeurs ...

Les outils pour maitriser les risques de contaminations 

La confiance est au cœur de tout et les acheteurs des entreprises et magasins Bio ne souhaitent pas se transformer en traders qui consultent en permanence des milliers de fournisseurs pour trouver les meilleurs prix.

Une bonne connaissance de ses fournisseurs permet une maîtrise des risques liés à la présence de résidus, pesticides en particulier, qu’ils soient liés à des contaminations environnementales ou, cas plus rare, à d’éventuelles fraudes sur des produits à très forte valeur ajoutée.

Les analyses en laboratoire ne peuvent être qu’un élément d’un plan de contrôle car elles sont pratiquées à un instant T et sur un échantillon donné, cela ne peut assurer la pertinence de l’ensemble du dispositif.

La profession Bio s’est aussi donné les moyens de surveiller la présence globale de contaminants dans les produits Bio avec la mise en place de la base SECURBIO dans laquelle sont rentrés anonymement plus de 2000 bulletins d’analyses par des entreprises ou des organismes de contrôle. Des grilles et outils techniques ont été développés dans ce cadre. Le Cluster vous propose également des formations pour monter en compétence sur le sujet comme « Construire et améliorer sa maitrise des contaminants en filières bio »

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Diversifier les types d’approvisionnements

Pour un magasin Bio, il est important d’offrir à la clientèle des produits d’origine locale, de petits fournisseurs autantiques pour différencier leur offre des grandes surfaces. C’est même un objectif de plusieurs réseaux de magasins Bio : développer l’agriculture Bio local et régionaliser ses achats. Cela suppose là encore d’avoir des relations de long terme avec des agriculteurs et des éleveurs et de planifier les besoins : organisation pendant l’hiver avec l’ensemble des maraichers fournisseurs d’une réunion de planification des besoins et des productions.

Et les magasins peuvent bénéficier d’une complémentarité de gamme, souvent avec une grande réactivité, des plates-formes d’approvisionnement ou de grossistes. C’est une grande sécurité !

Dialoguer avec sa clientèle

Pour les distributeurs, le contact avec la clientèle est permanent. Un restaurateur pourra expliquer que les plats végétariens sont privilégiés car l’offre locale en viande Bio reste limitée, un magasin pourra expliquer des ruptures sur des produits du fait des conditions climatiques, même sur des tomates en plein été. D’expérience, cela ne fait pas diminuer la fréquentation du magasin ni le chiffre d’affaires.

Votre contact :

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Marithé Castaing

Chargée de mission filières

04 75 25 97 01

mcastaing@cluster-bio.com

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