Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes

3 décembre 2021

Quel avenir pour l’alimentaire et la cosmétique bio à horizon 2025 ?

Innovation , Se lancer , Commercialiser , S'approvisionner , International , Animer sa marque

Etude prospective mise à jour : en 2025, quel scénario se réalisera pour les marchés de l'alimentaire bio et la cosmétique bio ?

Depuis 2014, le Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes suit l’évolution de 4 scénarios prospectifs réalisés dans le cadre de B.I.O.N'Days sur l’avenir de l’alimentaire bio et de la cosmétique bio à horizon 2025.

Pour éclairer ces scénarios, certains facteurs macro-environnementaux sont à rappeler. Ils permettent de prendre un pas de recul sur l’évolution de notre société et d’identifier les opportunités pour le bio.

Politique

L’environnement entre de plus en plus dans les programmes politiques à toutes les échelles. Les Projets Alimentaires Territoriaux se développent et les ambitions concernant la surface agricole utile en bio parlent de 18% en 2027 en France et 25% en Europe en 2030.

Législatif

En France, la loi Anti-Gaspillage pour une Economie Circulaire nous projette en 2040 sur la fin du plastique à usage unique, tandis que la commission européenne a voté une directive visant à élargir le nombre d’entreprises soumises à la publication d’un rapport extra-financier.

Socio-culturel 

Depuis quelques années, le taux de la fécondité conjoncturelle est en baisse, ce qui s’explique en partie par un nouvel équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle chez les femmes. Parmi les changements de style de vie que nous observons, une étude Ipsos explique de 2,4 millions de citadins souhaitent activement déménager à la campagne d’ici 5 ans. 

Economique

Après les gilets jaunes en 2019, les différents confinements dus à la crise sanitaire ont entraîné une hausse du chômage et une perte du pouvoir d’achat. Un retour à la croissance est estimé par la Banque de France en 2023.

Écologique

Les citoyens sont de plus en plus sensibilisés par les conséquences de la fonte des glaces, de la pollution des villes et des océans, ce qui entraîne de nouvelles façons de consommer. 

Technologique

Le développement du e-commerce, accéléré fortement par la crise, et la multiplicité des outils de communication, comme les réseaux sociaux, sont deux facteurs forts qui engendrent de nouvelles façons de prendre l’information et de consommer.

Quels sont les scénarios bio gagnants qui se réaliseraient en 2025 ?

Le scénario du « bio partagé » a été plébiscité par les votants. Il s’agit d’une projection où le marché alimentaire bio est en extension, tout étant en compétition économique avec le conventionnel.

En 2025, nous nous projetons donc dans un environnement où : 

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Prospectives cosmétiques à horizon 2025 - NATEXPO 2021

  • Il y a de fortes contraintes sur le pouvoir d’achat 
  • Des crises sanitaires et médiatiques sont favorables au bio 
  • Le bio est en croissance et soutenu par les aides publiques 
  • La compétition entre conventionnel et bio se renforce 
  • La consommation végétarienne et alternative se développe
  • La concurrence des circuits courts et produits locaux accélère
  • La communication pour le bio se renforce
  • La multiplicité des labels engendre la confusion

Lorsque ce scénario a été présenté aux votants, le marché bio continuait de croître avec toutefois un ralentissement dans cette dynamique de développement. L’agriculture bio reste pourtant soutenue dans le cadre de la PAC, sa notoriété est forte et la communication autour d’elle se poursuit. 

Les adeptes des régimes alimentaires autour du végétal et du flexitarisme sont de plus en plus nombreux, ce qui rapproche les Français vers le bio et continuent à attirer de nouveaux consommateurs. 

Au-delà du risque économique sur l’acceptabilité du prix du bio dans un contexte de crise du pouvoir d’achat, la compétition du secteur bio avec les autres labels va prendre de l’ampleur. Elle est déjà visible avec le déploiement du label Haute Valeur Environnementale (HVE), moins exigeant que le bio mais plus compétitif d’un point de vue économique. De la même manière, le label « Zéro résidu de pesticides » (ZRP) progressent, aussi bien en notoriété (30% des Français d’après une étude Kantar) qu’en nombre de produits vendus (83 millions d’unités en 2020, soit +24%).


Si vous souhaitez en savoir plus sur ces prospectives et les autres scénarios qui ont été travaillés, n’hésitez pas à nous écrire ! 

Contactez-nous !

Lauriane Lubert Lauriane Lubert

Chargée de mission innovation


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